Ghazi MABROUK-PORTRAIT

Ghazi MABROUK est né en 1947 à Tunis, il est père de trois enfants : Sélima, Nesrine et Mehdi. Il est d’une famille maternelle issue de l’aristocratie de Tunis, d’origine Ottomane, et d’une famille paternelle de grands notables de Monastir originaire d’Arabie. Sa mère Azza Mabrouk, née Agha, est la fille de l’éminent écrivain et poète de langue arabe Mustapha Agha, dont une rue et une maison de la culture de la région de Carthage portent le nom. Son père - petit fils de Ahmed Ben Osman premier tunisien à avoir pratiqué dès la fin du XIXe siècle, la peinture de chevalet, et arrière petit fils du Férik du Sahel - feu Mongi Mabrouk, fut un humaniste, ami des arts et des lettres, fondateur, rénovateur et Président directeur général de l’artisanat et du tourisme de la Tunisie au lendemain de son indépendance. Il fut également l’un de ses militants, dans la ligne du leader le Président Habib Bourguiba auquel le liait une amitié personnelle ancienne. Tous deux étaient natifs de Monastir et y sont actuellement inhumés : le premier dans le mausolée qui lui a été édifié après l’indépendance et le second, à quelques pas, dans l’ancestral caveau du carré de la famille où repose également son frère, Hédi Mabrouk, qui fut Ambassadeur de Tunisie et Ministre des Affaires Etrangères... (à suivre)...


Ghazi Mabrouk - OMC
Genève – Cérémonie officielle
au siège de l’OMC


Ghazi Mabrouk - Italie
Audience du Président
de la République italienne
au Palais du Quirinal à Rome.


Ghazi Mabrouk - Bourguiba
Audience du Président Bourguiba
au Palais de Carthage



Ghazi Mabrouk - Raymond Barre
Versailles - Le Premier Ministre Raymond Barre à la Convention Euro M éditerranée

Ghazi Mabrouk - Moulay Ahmed Alaoui
Convention de Marrakech
Le Ministre d’Etat
Moulay Ahmed Alaoui


Ghazi Mabrouk - Gina Lollobrigida
Capitole de Rome
Gina Lollobrigida
et Samira Bensaïd


Ghazi Mabrouk - François Périgot
François Périgot –  Président du Patronat français

  ALLIANCE ECONOMIQUE EUROPEENNE

Ghazi Mabrouk Portrait... Ghazi MABROUK a suivi toutes ses études au Lycée Carnot de Tunis jusqu’à son Baccalauréat français qu’il décrocha avec Mention Bien, deuxième de sa promotion au classement national en 1967, ce qui lui ouvrit la voie des Grandes Ecoles à Paris où il effectua son cursus universitaire en droit, études politiques, économie et finances. Il est notamment Docteur en Sciences Politiques de l’Université de la Sorbonne Paris I où il soutint sa thèse, obtenue avec Mention Bien en 1973.

Ghazi MABROUK est l’auteur de plusieurs articles, essais et ouvrages éclectiques et tout particulièrement : « Etudes comparative d’une économie libérale et d’une économie socialiste : la Grèce et la Bulgarie », « Tourisme et développement du Maghreb », « Amman brûle », « La Palestine assassinée » aux éditions Cérès et à l’Institut du Monde Arabe de Paris.

Ghazi MABROUK fut, à l’âge de vingt ans, de la génération marquée par la guerre du Vietnam et par la question palestinienne, durant la période de Mai 68 à Paris. Il fut le co-fondateur des « Comités Palestine » en France ainsi que de leur journal édité durant cette période. La désillusion de « Septembre Noir » en Jordanie et la déliquescence des postures des dirigeants palestiniens lui firent prendre des distances avec cet engagement. Ancien sympathisant du mouvement trotskyste de la IVème Internationale, il se convertit au social libéralisme dans les années 70, revendiquant une synthèse entre le libéralisme et le socialisme.

Ghazi MABROUK, de retour en Tunisie en 1974 ses diplômes en main, ne se tourna pas vers le département de la diplomatie qui lui ouvrait ses portes mais se lança dans le monde des affaires et repris l’initiative privée initiée par son père depuis trente ans avec le Groupe industriel français Saint Gobain, en matière d’activités verrières et du bâtiment, qu’il prit le soin de diversifier et de développer. Il fut le promoteur du premier Salon Interprofessionnel de Tunis dans ce domaine, organisé au centre de la capitale.

Ghazi MABROUK décida ensuite de s’adapter à l’élan d’industrialisation de la Tunisie des années 80, en investissant dans le nouveau et très porteur secteur des économies d’énergie. Il créa la COGEI – Compagnie Générale d’Isolation – unité de transformation de produits isolants pour le bâtiment et l’industrie, puis la COGEI II – projet d’usine de fabrication de laine de verre pour l’Afrique au capital de 1,3 millions de dollars US. Il engagea un processus de diversification en initiant un développement de projets complémentaires dans le domaine du double vitrage, de la pose d’isolation, une agence nationale pour les économies d’énergie mais aussi une imprimerie numérique moderne.

Ghazi MABROUK fut officiellement reçu en de multiples reprises par le Président de la République de l’époque au Palais de Carthage. Il fut à un moment pressenti en 1985 pour occuper la fonction de Secrétaire d’Etat chargé du Commerce Extérieur. Il contribua également à soutenir un hebdomadaire indépendant malmené par le pouvoir en Tunisie en 1985 et s’attela à promouvoir, par des écrits et des conférences en 1986 à Tunis, une politique de libération du commerce extérieur.

Ghazi MABROUK mena des activités intellectuelles et rédactionnelles. Il donna des conférences sur le thème de la libéralisation qui firent de l’ombre, en cette période de fin de règne de Bourguiba en Tunisie, ce qui lui valut des inimitiés politiques fatales à son parcours de promoteur, ainsi que l’avait souligné l’organe de presse français « Africa Intelligence ». Business et politique ne faisant pas bon ménage, ce mélange des genres fut jugé incompatible : dès 1986 le financement germano-canadien de 11 millions de dollars US qui avait été attribué à son activité industrielle fut suspendu, en cours d’exécution, unilatéralement par la partie tunisienne. Il fut abusivement poursuivi sur les terrains financier et industriel, ce qui entraîna la mise à mal de ses projets de développement. A l’issue d’un procès engagé à cette date, et qui trouvera son épilogue en 1988, Ghazi Mabrouk obtint deux non-lieux en sa faveur en première instance puis en appel. Ce qui fit écrire à l’hebdomadaire « Jeune Afrique » dans sa rubrique « Exclusif » de mai 1988 : « Retour à la justice en Tunisie : Ghazi Mabrouk abusivement poursuivi sous l’ancien régime a obtenu un non–lieu ». Il sortit de cette affaire déstabilisé financièrement et socialement en Tunisie et décida de se réinstaller en Europe où il fut soutenu par son réseau d'amitiés et par de nombreuses hautes personnalités  européennes et méditerranéennes.

Ghazi MABROUK fonda en 1987 à Bruxelles « Maghreb Flash », premier journal gratuit de l’époque, remarqué et cité par le quotidien français Le Figaro. Les trois premiers numéros avaient été routés à destination des lecteurs de cette région avant de subir les aléas des restrictions locales. Il s’engagea dès lors dans le secteur du lobbying, qui était encore un concept nouveau et porteur au sein d’une Union européenne naissante, en pleine phase d’élargissement. Il commença par se spécialiser dans les relations euro-méditerranéennes et entama dès 1990 un certains nombre d’initiatives en faveur des entrepreneurs et grands groupes économiques de cette zone. Il engagea une politique de « lobbying mondain d’affaires » à haut niveau intégrant hommes d’affaires, leaders d’opinion et célébrités du showbiz. Il fut le fondateur et Président Exécutif de la première Convention euro-méditerranéenne sur le libre–échange en 1992 à Versailles. Placée sous la Présidence du Premier Ministre français feu Raymond Barre, cette manifestation a été suivie de nombreuses autres, tout particulièrement celle du « Capitole de Rome » en 1993, au cours de laquelle il a été reçu en audience officielle au Palais du Quirinal par le Président de la République italienne. Ghazi Mabrouk a également été élu, lors de la session de 1996 du Conseil Fédéral européen à Bruxelles, Vice – Président de la Commission Méditerranée de cette instance dirigée par le Président Valéry Giscard d’Estaing.

Ghazi MABROUK initia en 1999 à Genève une agence spécialisée dans le marketing politique et ce jusqu’en 2007. Il développa durant cette période des prestations en matière de lobbying en engageant des dossiers à caractères professionnel et sectoriel dans des domaines prospectifs ou d’actualités : ceux des nouvelles technologies en 2001, du textile Europe - Turquie en 2004, des accords Europe-Inde en 2005, des ententes Europe-ASEAN en 2006, de la politique de codistribution Europe – Inde – Chine en 2007, de la proposition d’Union Méditerranéenne en 2008.

Ghazi MABROUK avait redéployé, depuis 2000, ses activités essentiellement autour des Groupes économiques et des Institutions Internationales, telles que la Commission européenne, la CNUCED, l’Organisation Mondiale du Commerce à Genève, au siège de laquelle il a été présenté en qualité de « Officer Ad Honores » lors de la cérémonie du « Magister Honoris-Causa » qui fut remis au Directeur Général de l’OMC.

Ghazi Mabrouk a retiré en novembre 2008 sa candidature parmi celles en lice pour le poste de Secrétaire Général de l'Union pour la Méditerranée (UPM). Ce retrait est justifié, selon le journal « Le Quotidien », par le fait que « le siège de l'UPM est établi au nord et non au sud de la Méditerranée » et que « les moyens budgétaires indispensables et la liberté d'action souveraine ne sont ni véritablement patents ni à la hauteur des espérances fondatrices de l'UPM ».


Ghazi MABROUK est, depuis janvier 2008, le coordinateur de l’Alliance Economique Européenne, un lobby interrégional élitiste dont il assure la Vice Présidence.



Source : Digest Mondain 2008 - Copyright